Mokolo mobilise les femmes contre l’insalubrité

La commune de Mokolo lutte contre l’insalubrité et mobilise la gente féminine dans le cadre de la lutte contre le paludisme.

Depuis plusieurs mois, un rituel bien établi se déroule chaque jeudi dans la municipalité de Mokolo, située dans le département du Mayo Tsanaga, à l’Extrême-Nord du Cameroun. 150 groupes de femmes, organisées et soutenues par la mairie, se mobilisent pour nettoyer les lieux insalubres de la ville. Ce nettoyage périodique est devenu une routine, une action essentielle pour améliorer l’environnement et la santé publique dans cette région, qui souffre de conditions sanitaires précaires.

Réduire l’impact du paludisme

Cette initiative, lancée par la mairie de Mokolo, a pour objectif de minimiser l’impact des maladies infectieuses, en particulier le paludisme, qui reste une des principales préoccupations sanitaires de la région. En effet, l’Extrême-Nord est un des grands foyers de paludisme au Cameroun, avec des taux de contamination particulièrement élevés, ce qui met la santé de la population en péril. Dans ce contexte, l’action de nettoyage s’inscrit dans une démarche de prévention visant à réduire la propagation des moustiques, vecteurs de la maladie.

Pour rendre cette initiative encore plus efficace, la mairie de Mokolo a fait appel à un prestataire spécialisé dans l’assainissement et la lutte contre les moustiques. Ce prestataire s’est chargé de curer les dépôts d’ordures ménagères, de nettoyer les zones insalubres et d’intervenir dans les espaces de reproduction des moustiques en procédant à des pulvérisations ciblées. Ces pulvérisations ont été réalisées de manière intra-domiciliaire dans 39 quartiers du centre urbain, afin d’éliminer les larves de moustiques et de limiter leur propagation dans les foyers.

Mokolo : ville propre et exemplaire

Depuis que Mokolo lutte contre l’insalubrité, les résultats se font sentir. Selon le rapport du district de santé de Mokolo, les actions entreprises ont permis de réduire de manière significative le nombre de cas de décès dus au paludisme dans la région. En 2023, la municipalité a enregistré un taux de 30 décès pour 100 000 habitants, une amélioration notable par rapport à l’année précédente où ce chiffre s’élevait à 65 décès pour 100 000 habitants en 2022. Cette réduction des décès est un indicateur concret de l’impact positif des efforts de nettoyage et de désinfection menés par la mairie et ses partenaires.

De plus, cette initiative a eu un impact sur la propreté générale de la ville. Grâce à la persévérance et à l’engagement des groupes de femmes, Mokolo a été honorée comme « la ville la plus propre de la région de l’Extrême-Nord » et a même atteint la 5e place au classement national des villes les plus propres du Cameroun. Cette reconnaissance témoigne de l’efficacité de l’effort collectif pour améliorer l’environnement urbain et de l’importance de la participation des communautés locales dans la gestion de la propreté et de la santé publique. En somme, l’initiative de nettoyage menée à Mokolo constitue un exemple de gestion proactive de la santé publique, avec des résultats tangibles dans la lutte contre le paludisme. Elle démontre aussi que l’engagement communautaire, en particulier celui des femmes, joue un rôle fondamental dans l’amélioration des conditions de vie et de la propreté dans les villes camerounaises.

11 thoughts on “Mokolo mobilise les femmes contre l’insalubrité

  1. Cette réduction des décès liés au paludisme est conséquente. Comme quoi la propreté est notre meilleur allié pour lutter contre la prolifération des moustiques.

    1. La mobilisation des femmes par la mairie de Mokolo contre l’insalubrité est une initiative louable qui souligne l’importance de l’engagement communautaire dans la lutte pour un environnement plus sain. En impliquant les femmes, souvent au cœur des dynamiques familiales et communautaires, cette démarche favorise une prise de conscience collective des enjeux liés à l’insalubrité.

  2. Vive les femmes quand elles s’y mettent il y a toujours du résultats. Leur implication a un impact très fort sur le changement des mentalités et des attitudes.

  3. Pour un monde plus écologique, il nécessaire que les Élus locaux sensibilisent leurs populations sur les bienfaits de la transformation des ordures ménagères. De sorte que les populations ne doivent plus considérer l’ordure ménagère comme un déchet à jeter à la poubelle, mais plutôt comme une matière première à transformer, comme une source de création d’emplois, de richesses et de production de biens de consommation de l’ECONOMIE CIRCULAIRE, à l’exemple du Biogaz, du Savon écologique, des produits dérivés des déchets d’emballages plastiques recyclés….

  4. Associer les femmes à la lutte contre l’insalubrité et le paludisme est une initiative inspirante qui démontre l’importance de l’engagement communautaire.

  5. En impliquant les femmes, souvent au cœur des dynamiques sociales locales, la mairie valorise leur rôle dans la sensibilisation et l’action pour un environnement plus propre.

  6. La mobilisation des femmes contre l’insalubrité à Mokolo est une initiative exemplaire qui place les femmes au cœur de la gestion de l’environnement et de l’hygiène publique. Elle vise à améliorer la qualité de vie, réduire les risques sanitaires, et renforcer la cohésion sociale dans la commune. À travers cette approche inclusive, Mokolo espère non seulement améliorer son cadre de vie, mais aussi encourager un changement durable en matière de gestion des déchets et de propreté.

  7. la commune favorise une sensibilisation efficace et des actions concrètes pour prévenir la maladie. Cette approche renforce non seulement la lutte contre le paludisme, mais aussi l’autonomisation des femmes au sein de la communauté, créant ainsi un impact positif à long terme sur la santé et le bien-être des habitants.

    1. Les communes doivent susciter la participation citoyenne de ses population notamment sur les questions de salubrité publique. L’approche est réellement une plus value car les constituants genre sont les premières personnes affectées par les conséquences de l’insalubrité.

  8. Les communes doivent susciter la participation citoyenne de ses population notamment sur les questions de salubrité publique. L’approche est réellement une plus value car les constituants genre sont les premières personnes affectées par les conséquences de l’insalubrité.

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