Les villes de Nantes et Dschang misent sur les jeunes au travers de la convention « Collectivités Universités ».
Les deux collectivités territoriales ont signé cette convention dans le cadre d’une coopération. Elle permet de capaciter les jeunes sur les innovations environnementales pour une meilleure gestion du territoire.
Mettre les populations à l’abri des produits de consommation toxique, tel est le but de ce partenariat. A cet effet, l’université de Nantes apporte à la commune de Dschang sur deux plans. Le premier est une expertise sur la gestion des déchets. Et le second est la cartographie de la contamination des sols de la ville. Un appareil cartographie les sols et vérifie l’absence de contaminants ( les métaux dans les composts, produits dans les localités de Ngui et Siteu.)
Transfert de technologie en partage entre Dschang et Nantes
L’objectif des savoirs et savoir-faire transmis lors de cette conférence permet d’améliorer les cultures. Elle leur évite d’être contaminées par les métaux lourds qui, se trouvent dans les composts ( plomb, cadmium ou mercure).
Ces métaux lourds peuvent perturber les écosystèmes en affectant:
- La croissance des plantes,
- La reproduction des animaux,
- La diversité des micro-organismes du sol,
- Et en entraînant des effets indésirables sur la santé humaine.
Une coopération au profit des jeunes
La coopération entre les deux mairies favorise un partage d’expériences entre les jeunes des deux municipalités. De ce fait, une délégation de jeunes nantais a séjourné à Dschang. De même, une dizaine de jeunes appartenant à des mouvements associatifs de Dschang se sont rendus à Nantes.
Pendant leur séjour, ils ont échangé avec un réseau de structures locales engagées dans le compostage de territoire. Ce réseau valorise les biodéchets en compost pour un retour au sol sur des terres agricoles et le plus près possible des lieux de production.
Au terme de cet échange, les équipements et leurs processus de compostage ont été présentés. et les jeunes ont pu échanger sur les différences avec les processus mis en œuvre à Dschang.

Impliquer les jeunes dans les projets de gestion environnementale et de sensibilisation à la qualité des sols est une démarche prometteuse pour l’avenir.
C’est une expérience très bénéfique pour la jeunesse qui doit s’en approprier.
L’investissement sur la jeunesse demeure un investissement gagnant. La jeunesse c’est le fer de lance de la nation et donc de l’avenir.
Les deux villes, bien qu’ayant des contextes socio-économiques différents, ont compris l’importance d’intégrer les jeunes dans la gouvernance locale pour les aider à devenir des citoyens engagés et responsables.
Un tel niveau de coopération décentralisé qui allie décentralisation territoriale et décentralisation technique n’est qu’à encourager.
l’implication des jeunes dans des projets de développement de la cité garantie à coup sûr la transmission et la capitalisation des connaissances au profit de ceux ci.
La participation des jeunes à des projets de développement urbain assure inévitablement la transmission et la valorisation des savoirs à leur bénéfice.
La coopération décentralisée constitue un pole non négligeable de développement pour les communes du Sud. Elles devraient même à notre avis mettre en place dans leurs services des cellule d’étude de coopération décentralisée et promotion économique