Pour répondre à la crise sanitaire causée par la pollution de l’air, les municipalités chinoises passent à la végétalisation
Ces municipalités adoptent de plus en plus des projets de végétalisation sur les viaducs et autres structures urbaines. Une tendance qui vise à réconcilier l’industrialisation avec la santé des populations et le respect de l’environnement. On distingue généralement deux types de végétalisation: la végétalisation verticale et celle horizontale.
Du bas vers le haut
La végétalisation verticale des viaducs est déjà bien établie dans certaines grandes villes comme Shanghai. Cette végétalisation utilise deux techniques principales : les plantes grimpantes et les murs végétaux modulaires.

Ces végétaux sont généralement des variétés à racines peu profondes. Elles sont capables de s’adapter à des sols pauvres et ayant de faibles besoins en terre. Ces espèces résistent aux températures élevées, à l’humidité, à la sécheresse et à la pollution. Il s’agit de petits arbustes à fleurs, de plantes grimpantes ou de vignes, qui créent un paysage esthétique et agréable.
De la gauche vers la droite
La végétalisation horizontale quant elle fait référence à l’intégration de végétation sur des surfaces planes ou légèrement inclinées. Il peut s’agir de toits, de terrasses, de murs ou même de sols urbains. La végétalisation horizontale s’étend sur des espaces de manière plus étendue et plane. Dans certains cas, on les dispose à même le sol ou sur des supports horizontaux.
La commune de Chengdu une ville du sud-ouest de la Chine l’a implémenté. En 2013, des artisans ont fixé du lierre sur un pont de 28 kilomètres. Ils ont aussi aménagé plusieurs autres viaducs de la ville. Au fil des années, les plantes ont complètement pris le contrôle. Résultat : l’air a été purifié et l’espace embellit.

Le choix de ce gigantesque pont pour une telle transformation n’est pas anodin. En effet, l’infrastructure se trouvait au cœur d’une zone particulièrement polluée de la ville. Un point stratégique où l’accumulation des gaz d’échappement et autres polluants était intense. En y fixant des plantes, la ville a maximisé l’absorption du dioxyde de carbone (CO2) et d’autres substances toxiques.
Beauté et tourisme
Lorsque les municipalités chinoises passent à la végétalisation, elles posent un bon acte. Par ailleurs elles n’ont pas anticipé l’attrait touristique qui sera continuellement généré. Alors que les ponts servent principalement à des fins pratiques, il est devenu au fil du temps un véritable symbole de la lutte contre la pollution et un site incontournable pour les visiteurs. La végétation luxuriante qui recouvre les piliers et les câbles du pont offre un spectacle saisissant. L’air plus pur, combiné à une esthétique nouvelle, attire chaque jour de plus en plus de touristes locaux et étrangers.
Depuis la mise en place du projet, les taux de maladies respiratoires ont diminué. Les citoyens retrouvent une qualité de vie. Ce projet fonctionnel et esthétique est un exemple de réussite entre la fusion de l’urbanisme et de la nature. Il montre également que face à des défis de grande envergure, il existe des solutions créatives à reproduire.

les arbres jouent un rôle majeur pour le maintien et la préservation de l’écosystème. donc toute action visant à la multiplication de cette espèce vivante à l’exemple de l’initiative de végétalisation des communes chinoise ne peut qu’être salutaire .
L’Afrique regorge de biodiversité et d’espèces qui pourraient être utilisées pour des projets similaires. Comment les initiatives de végétalisation en Chine pourraient-elles inspirer des solutions adaptées aux réalités climatiques africaines, notamment dans des zones arides ou urbaines ?”
Les villes et les municipalités où le bitume, l’asphate, et la grisaille prédominent dans le paysage urbain devraient penser à ces astuces de végétalisation. Ce d’autant plus que les végétaux aspirent le gaz carbonique et rejettent l’oxygène.
La végétalisation urbaine en Chine est un exemple inspirant de l’intégration de solutions écologiques dans le développement des villes modernes. Elle illustre également comment les politiques publiques peuvent être des catalyseurs pour un avenir plus durable.
De plus en plus, les villes africaines font face au catastrophe du Changement climatique qui résulte de la destruction de la couche d’ozone par les gaz à effet de serre et la destruction des réserve de carbone que sont les cours d’eau et la foret. A défaut de faire comme la Chine, les Élus locaux africains en général et Camerounais des grandes grandes villes doivent également lancer des cabanes de reboisement des forets communaux et des campagne de plantation des arbres dans les Centre villes, à raison d’un arbuste fleuri devant chaque maison, pour embellir la ville, purifier l’air et faire de l’ombre pour les habitants de la maison en saison sèche.
L’initiative de végétalisation adoptée par les municipalités chinoises représente une réponse proactive aux défis environnementaux urbains, tels que la pollution de l’air et le manque d’espaces verts. En intégrant davantage de plantes et d’espaces verts dans les villes, ces efforts visent à améliorer la qualité de vie des habitants, à favoriser la biodiversité et à atténuer les effets des îlots de chaleur urbains. Cette transition vers des infrastructures plus durables peut également renforcer la résilience des villes face aux changements climatiques.
La végétalisation en Chine répond à la pollution et au manque d’espaces verts. Elle améliore la qualité de vie, favorise la biodiversité et réduit les îlots de chaleur, tout en renforçant la résilience climatique.
La végétalisation urbaine apporte une dimension exotique et vivante à la ville, tout en offrant de nombreux bienfaits environnementaux. Elle favorise la biodiversité, améliore la qualité de l’air en absorbant les polluants et contribue à la régulation thermique en réduisant les îlots de chaleur.
Grâce à la végétalisation verticale et horizontale, des villes comme Shanghai et Chengdu transforment leurs infrastructures en espaces verts, purifiant l’air et embellissant le paysage. Au-delà de l’impact écologique, ces projets attirent aussi le tourisme et réduisent les maladies respiratoires. Cette fusion entre urbanisme et nature démontre qu’il est possible de concilier développement et environnement grâce à des solutions innovantes et durables.
Toutes les communes doivent prendre des mesures en faveur de la végétalisation. C’est beau, c’est écologique et ça change de la grisaille des villes